
difficile d accès - Après avoir été emballée par L Africain, court récit retraçant l enfance de l auteur, j ai honnêtement eu beaucoup plus de mal avec Désert. C est un beau roman, plein de poésie, mais d un abord assez complexe et j avoue avoir survolé bon nombre de passages, vraiment par trop fastidieux. A réserver aux lecteurs émérites et/ou aux vrais amoureux du désert.
Un récit complexe, mais d une grande richesse - Le CLézio est un passionné de désert, et il le montre dans cette oeuvre. Deux récits qui ne forment qu une seule et même histoire : celle des gens des nuages, de l époque coloniale au 20e siècle finissant. Nour, Lalla, Ma el-Aïnine, El-Azraq, le Hartani nous donnent à vivre un désert terre de légendes, de mirages et de passion. Nous sentons le sable chaud, l incandescence de l air avec eux. Nous prenons les interminables pistes à leur suite. Nous voyons les mêmes mirages que leurs regards. Nous avons soif avec eux. Et finalement, nous sommes malheureux de les laisser partir à la dernière page, ces nomades, comme s ils étaient sortis d un rêve...
Indispensable - Un des plus grands de la littérature actuelle. On est dans une sorte de rêve, puis bien vite on se retrouve plongé dans une réalité bien ancrée dans la dureté de notre monde. Mais la dureté elle-même, l esclavagisme moderne sont abordés d une plume poétique. Il n y a jamais aucune vulgarité. Il réussit le tour de force de nous emmener dans le monde des déracinés et autres immigrés, maltraités et malmenés d une écriture élégante et chargée de beauté. Le langage est d une simplicité trompeuse, élégant et raffiné sans pédanterie aucune. Je le ressens comme un tableau impressionniste : des touches de couleurs, de sons, de sensations, d odeurs et on se retrouve là au coeur du livre, envoûté. Ne ratez ce livre sous aucun prétexte.